douleur ostéopathe

Elle fait pleurer nos enfants, nous empêche de faire certains mouvements, ou est parfois la manifestation d’une pathologie ; la douleur est un problème de santé publique qui constitue le premier motif de consultation en ostéopathie.

Qu’est-ce que la douleur ?  

Partout dans le corps, des récepteurs sensoriels que l’on peut surnommer des capteurs de danger sont répartis dans les différents tissus (os, articulations, muscles, tendons, ligaments, organes…).

Constamment, ils envoient des informations à notre système d’alarme situé dans le cerveau, pour s’assurer du bon fonctionnement de notre organisme.

Lorsqu’il y a un changement anormal dans les tissus, le signal varie et est interprété par le cerveau comme un danger, une menace. Pour nous en informer et nous défendre, une douleur va apparaître.

L’émotion désagréable qui accompagne cette douleur nous permet de nous en souvenir, et nous protéger pour les fois suivantes, en induisant un comportement précautionneux !

Elle nous permet aussi de la comprendre et la reconnaitre, spécialement quand elle resurgit de façon spontanée. Toutes les expériences douloureuses sont une réponse normale et utile de notre cerveau, qui interprète donc une information sensorielle inhabituelle, pour nous prévenir que nous devons y remédier.

La douleur peut nous alerter lors d’un danger immédiat (exemple de la brûlure), elle peut aussi signifier une lésion dans le corps. Sans aller jusque-là, elle peut traduire la tension trop importante d’un muscle, un ligament, ou un déséquilibre…Si le cerveau juge cela alertant, cela créera une douleur.

La douleur n’est donc pas systématiquement liée à une lésion réelle, ce qui rend son étude plus complexe. De fait, elle est subjective et repose avant tout sur le ressenti du patient, qui, lui seul, peut la quantifier et à qualifier.

Les voies de la douleur 

Lorsque les récepteurs périphériques sont stimulés, ils envoient l’information à la moelle épinière, par le biais de fibres nerveuses.

Cet « influx nociceptif » est ensuite relayé au niveau de la moelle où les aires sensitives du cerveau intègrent le message douloureux. C’est à ce moment là que nous ressentons la douleur au niveau du tissu nocicepteur, c’est à dire le tissu qui envoie des influx douloureux.

La douleur chronique 

Le corps est capable de se corriger seul, il s’adapte aux contraintes, mais il s’épuise à lutter contre un déséquilibre permanent et arrive parfois aux limites de son adaptation.

Lorsque la douleur persiste, le système d’alarme devient plus sensible, et les messages nociceptifs sont plus nombreux. Le cerveau utilise maintenant la douleur pour nous protéger à tout prix, ce qui explique en partie l’augmentation de cette dernière avec le temps, si bien que le phénomène n’est plus périphérique. Les voies centrales entrent alors en considération.

La gestion de la douleur chronique est d’autant pus complexe que les composantes émotionnelle, cognitive et comportementale doivent être prises en charge, au même titre que la composante sensorielle.

Pour en savoir davantage sur la douleur chronique, vous pouvez consulter la Société française d’étude et de traitement de la douleur.

L’ostéopathe, allié de la douleur

Par un examen clinique minutieux, l’ostéopathe diagnostique et traite les structures qui sont mises en cause dans votre douleur.

La douleur est un baromètre au cours de la consultation qui peut guider votre ostéopathe, notamment lors des tests orthopédiques ou bien des tests de mobilité fonctionnelle.

Mais la douleur n’est qu’une petite donnée que va récolter l’ostéopathe pour analyser votre problématique.

Il va tester la mobilité des articulations, l’asymétrie des repères osseux, ou la modification de la texture des tissus. Il s’agit de données davantage objectives, du moins d’un point de vue biomécanique.

« Seuls les tissus savent » disait Rollin Becker, célèbre ostéopathe.

Et après la séance ?

Contrairement à la médecine allopatique qui traite le symptôme, l’ostéopathie  en retrace l’histoire et travaille sur des causes plus profondes.

Parfois, c’est tout l’inverse, en fin de séance la douleur a disparu, mais il arrive qu’elle réapparaisse le lendemain ou surlendemain.C’est ce que l’on appelle l’effet rebond, ou crise de guérison. Dans les deux cas, l’intégration du traitement ostéopathique par le corps nécessite un peu de temps, et peut se manifester par de la fatigue, des sensations de courbatures, ou des douleurs migrantes. Ces signes sont en fait la preuve que votre corps entame un processus de guérison et de cicatrisation. C’est pourquoi il est conseillé de rester calme durant environ 48h après la séance, sans pour autant se priver de mobilité ni avoir l’appréhension de se rebloquer.

Author Info
Sophia GUESSOUM

Sophia GUESSOUM

Ostéopathe D.O. et toujours de bonne humeur, Sophia s'interesse particulièrement à la prise en charge de la douleur chronique ; elle a également une formation en ostéopathie pédiatrique. Vous pouvez laisser des commentaires à ses articles, elle y répondra avec plaisir, c'est sûr !

Commentaires ( 4 )

  • Avatar
    Boua

    Bonjour
    article très intéressant j ai moi même des douleurs chroniques surtout mon épaule droite ou je ne peux pas faire certain mouvement comme me coiffer par exemple que est ce qu on peut y faire ??
    De avance merci pour votre réponse

    • Sophia GUESSOUM

      Madame, la douleur d’épaule est un motif complexe à gérer que ce soit en ostéopathie ou dans d’autres thérapies. Nous pouvons dire qu’il y a autant de douleurs d’épaules que d’épaules! C’est à dire que les structures impliquées dans cette douleur peuvent être très variées. En effet, tout dépend du mouvement qui reproduit la douleur, des contraintes répétées appliquées à votre épaule, d’éventuels antécédents… Si vous me dites que vous avez du mal à vous coiffer, il semblerait que ce soit plutôt l’abduction et la rotation externe d’épaule qui soient douloureuses chez vous. Le mieux serait de vous rapprocher d’un praticien Reflexosteo proche de chez vous, qui saura définir avec précision la cause de votre douleur et la traiter. Je reste à votre disposition pour d’autres informations, Sophia

  • Avatar
    Boua

    Bonjour Sophia
    Merci pour votre réponse
    Je vais suivre votre conseil et prendre rendez vous chez un ostéopathe
    A bientôt
    Cordialement
    D boua

  • Pingback:La douleur, notre alliée... - Stéphanie Spano Bertei Ostéopathe Marseille

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