Les ostéos vous donnent les bons réflexes de la rentrée ! 

 

C’est la rentrée ? Pour votre enfant ou pour vous-même, c’est l’heure de reprendre les bons réflexes : alimentation, sommeil, routine de travail, activité physique…

Alors, prenez le taureau par les cornes, et en route !

 

Pour une bonne mémoire

Une bonne mémorisation est la base de tout bon apprentissage. Il y a différents moyens de la travailler et à chacun de trouver sa méthode de travail. Néanmoins, un certains nombre d’éléments sont indispensables en préalable, ils s’organisent autour de trois piliers : une bonne alimentation et un bon sommeil et la répétition :

  • L’alimentation : un régime varié et équilibré est indispensable au bon fonctionnement du cerveau. Un enfant carencé en certaines substances comme le magnésium, certaines vitamines ou certains acides gras omégas 3, verra ses capacités d’attention et de concentration diminuer et inévitablement sa mémoire en sera aussi atteinte. Une mauvaise alimentation nuira aussi à de nombreux autres mécanismes du corps, y compris le second pilier d’une bonne mémoire, le sommeil.

 

  • Le sommeil : il doit être de bonne qualité et de durée suffisante. En effet, c’est pendant la nuit que notre cerveau trie et stocke les informations reçues pendant la journée  et récupère des activités physiques. Si le sommeil n’est pas assez réparateur (insomnies, problèmes de digestion, stress, tensions musculaires liées ou non à la croissance, etc.., les causes peuvent être multiples), les capacités intellectuelles et physiques de l’enfant seront atteintes, menant à des difficultés scolaires et des risques de blessures lors des activités physiques. De plus, le rythme de sommeil est dicté par la glande pinéale qui règle tous nos rythmes biologiques. Pour qu’elle fonctionne normalement et que le sommeil soit optimal, il faut que les horaires de coucher et de lever (ou au moins un des deux) varient le moins possible. En effet, casser le rythme de sommeil est une des choses les plus fatigantes pour le corps.

 

  • La répétition : tous les enseignant le disent, « enseigner, c’est répéter ». Mieux vaut des petites révisions régulières qu’ une grosse révision occasionnelle. Consacrer tous les jours un petit moment à travailler les cours de la journée et du lendemain renforce la mémoire. Le fait d’y mettre de la régularité et d’adopter un « rythme » (comme pour le sommeil ou les repas ou la course) rend le processus plus efficace.

 

Stress et réussite scolaire

Quand nous parlons de stress, nous ne parlons pas seulement du stress causé par les cours, les examens et la pression des résultats scolaires, mais aussi du stress social, de la relation professeur-élève et de la situation familiale.

Nous parlons ici des enfants aussi bien que des adolescents, donc les origines du stress peuvent prendre des formes variées. Toujours est-il que si un ou une élève se trouve dans une situation scolaire, sociale ou familiale lui causant inquiétude et préoccupation, il sera moins efficace dans ses études, pourra se renfermer sur lui-même, voire faire une dépression.

Ce facteur est important à prendre en compte car à notre époque, on observe des cas de plus en plus d’hyperactifs, hyper sensibles, de surdoués et autres syndromes souvent mal compris et souvent non repérés par les professeurs et les parents.

Les enfants sujets à ces situations ont un développement psychique et émotionnel différent de celui des autres enfants et se retrouvent dans un système scolaire auquel ils ne sont pas adaptés. Ces enfants pourront souvent se retrouver en échec scolaire, avoir des difficultés sociales avec leurs camarades et avoir de mauvaises relations avec les professeurs souvent incapables de s’adapter de façon appropriée due à leur manque de connaissance de ces phénomènes.

Il est donc important pour un parent de laisser s’exprimer leurs enfants sur leurs difficultés et le cas échéant de les emmener voir un professionnel compétent qui sera capable de les aider à accompagner leurs enfants dans leur développement en prenant en compte leur différences pouvant se révéler un avantage pour eux la où il est en général vécu comme un handicap car ils se sentent différents des autres et ont des difficultés à s’intégrer.

Par ailleurs, un stress constant aura des effets néfastes sur beaucoup de choses essentielles à a une bonne réussite scolaire (sommeil, appétit, fatigue, mémoire, motivation, système immunitaire, etc..).

Si vous ou votre enfant souffrez d’un stress chronique, lisez notre article sur le traitement du stress en ostéopathie.

 

L’activité physique

Une activité physique régulière est essentielle pour les jeunes en plein développement. Cela les aidera à développer leurs os, leurs muscles, mais aussi leur cerveau et leur mémoire, renforce le système immunitaire, le cœur, la coordination ainsi que leur équilibre. Cela les aide aussi à développer des qualités comme l’entraide, l’esprit d’équipe ainsi que la confiance en soi. Cependant, il n’est pas bon de pratiquer des sports à outrance, surtout dans les périodes de forte croissance où les os grandissent plus vite que les muscles, cela pouvant créer des douleurs voire être cause de blessure dans les moments de fatigue. Il y a d’autres moments dans le parcours de santé où le corps sera déstabilisé dans son équilibre et où cela augmentera les risques de blessures notamment pendant une pratique sportive :

  • Commencer à porter des lunettes ou changer de correction de lunettes : les yeux étant une source d’information pour la posture et l’équilibration, une perturbation dans son fonctionnement enverra des informations erronées au cerveau le temps de s’adapter aux nouvelles lunettes.
  • La pose d’un appareil dentaire : cela va contraindre le crâne et modifier la tension dans les muscles de la mâchoire et du cou, essentiels dans la posture. De plus, cela va modifier l’occlusion dentaire (d’autant plus si des dents sont enlevées) ce qui aura de fortes répercussions posturales et sur l’équilibration.
  • Le port ou le changement de semelles orthopédiques : comme pour les lunettes, si l’on modifie les informations fournies au cerveau par les entrées posturales (yeux, plante des pieds et occlusion dentaire) il faudra un certain temps au corps pour s’habituer à la nouvelle configuration.
  • A la suite d’une opération ou d’une blessure : Il faudra faire attention aux adhérences tissulaires pouvant occasionner une modification dans la gestuelle, notamment au niveau des membres inférieurs sur lesquels nous nous appuyons. De plus, certaines blessures peuvent causer des complications à long terme. Par exemple, une blessure à la clavicule chez un rugbyman sera cause de douleurs d’épaules quelques mois ou années plus tard, surtout si elle n’a été traitée correctement. Il faudra donc être attentif après une opération ou une blessure, à reprendre le sport progressivement pour laisser au corps le temps de s’adapter à sa nouvelle condition.
  • Après une immobilisation (totale ou partielle) : si une zone est immobilisée pendant un certain temps, les muscles vont perdre de la masse du fait de ne pas être utilisés et les membranes vont se raidir dans la zone. Plus une immobilisation est longue, plus la récupération de la mobilité le sera aussi. Il faudra donc être attentif car, à ce moment là, le risque de blessure est grand. Après une immobilisation du poignet par exemple ou le port d’une minerve autour du coup, ces zones étant très utilisées et sollicitées, elles risquent de se blesser à nouveau facilement si la reprise du sport est trop intense.

D’une manière générale, pour chacun des cas cités précédemment, nous conseillons de consulter un ostéopathe afin d’aider le corps à s’adapter plus facilement et lever les blocages occasionnés.

 

Attention au dos

Le dos des écoliers est souvent mis àrude épreuve. En effet, de nombreuses contraintes quotidiennes harcèlent leur colonne vertébrale pouvant aboutir à des problèmes de développement surtout lors des fortes poussées de croissances osseuse. Les contraintes principales sont les suivantes :

  • La taille des sacs à dos : souvent chargés de livres, cahiers, et autres fournitures, les enfants les transportent tous les jours de la semaine pendant des années, un dos faible risque, n’ayant pas un bon maintien musculaire,  des problèmes tels que la scoliose.
  • La position assise sur des chaises en bois toute la journée pendant les cours, et les postures souvent relâchées et peu soutenues que les élèves adoptent (surtout à l’adolescence) finit par nuire à leur posture, exagère la cyphose dorsale, bascule le bassin, et prédispose à des problèmes de dos.
  • Le port d’un appareil dentaire est souvent la cause de scoliose lorsqu’il s’agit d’un problème dans la croissance du crâne s’exprimant dans le développement dentaire et compte tenu de  l’immobilisation des dents, le crâne renverra ce problème à la colonne vertébrale.

Un traitement ostéopathique approprié apporté suffisamment tôt aidera le corps à gérer ces contraintes et à se développer normalement.

Lisez nos articles pour mieux comprendre les bonnes postures à adopter pour porter le cartable, ou votre sac à main.

 

 

De leur 3 ans a leur 18 ans, les enfants vont passer 15 années de leur vie assis sur les bancs de l’école 9 mois par ans avec les multiples activités que cela comporte. Pendant ces années, l’enfant va non seulement bâtir ses connaissances et sa réflexion, mais aussi son corps par de l’activité physique, et chaque année, la rentrée scolaire marque un moment crucial de l’année, celui de la fin des vacances et du retour en classe.

Moment crucial également pour les parents qui doivent remettre en place une discipline et les bons réflexes afin d’optimiser la réussite de leur(s) enfant(s).

 

Conclusion

Après ce tour d’horizon de tous les risques de santé qui jalonnent le parcours de nos enfants, il est important de garder en tête qu’ils jouissent à leur âge d’un formidable potentiel de régénération et d’adaptation.

Un suivi ostéopathique occasionnel aidera dans tous les cas à prévenir les risques et à bien se remettre des éventuelles infortunes de parcours.

Et si vous appliquiez également tous ces conseils pour vous-même ? Vous verrez, ils vous seront également bien utiles !

 

Author Info

Florian DUCASSOU

Commentaire ( 1 )

  • Merci pour cet article fort intéressant. Nous devons prendre en charge nos enfants des les débuts des syndromes douloureux ou posturaux. Une prise en charge précoce et pluridisciplinaire est la clé de notre réussite.

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