douleur névralgie pudendale

Quelle est la véritable origine des douleurs de la nevralgie pudendale ?

 

En Mars 2015, Simon PLINET présentait un article sur la névralgie pudendale qui a suscité un très grand nombre de réactions de patients visiblement très intéressés par la prise en charge ostéopathique de la névralgie pudendale, non invasive et sans effets secondaires (contrairement à la chirurgie ou aux médicaments).

 Je vous propose dans cet article de vous détailler l’origine des douleurs de la névralgie pudendale.

Ces douleurs peuvent être très handicapantes et sont souvent associés à des douleurs ou symptômes qui peuvent être étonnants.

Si certains points sont un peu techniques, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire (en bas de page) pour vous éclaircir certains points ! Nous mettrons l’article à jour au fur et à mesure.

 

Un peu d’anatomie pour mieux comprendre la névralgie pudendale

 

Le segment médullaire, élément au coeur de l’explication neurologique de la névralgie pudendale

Pour commencer mon bilan ostéopathique j’interroge le patient qui va m’aiguiller en me décrivant ce qui l’a amené à consulter et ce qu’il ressent. J’examine et explore manuellement les tissus à la recherche de tensions et déséquilibres.

L’ostéopathe réalise ainsi un diagnostic fonctionnel à la recherche des causes d’un trouble du nerf pudendal.

La construction d’un diagnostic repose sur des principes, pour les causes neurologiques nous utilisons notamment celui-ci :

« Une dysfonction ostéopathique est associée à un segment médullaire […] hyper sensible. » (d’après Irvin Korr)

segment médullaire

Qu’est ce qu’un segment médullaire ?

C’est un étage de moelle épinière (située dans la colonne vertébrale) qui reçoit tous les neurones connectés à un territoire défini (zone du corps humain).  Ce territoire a plusieurs plans : cutané, musculaire, osseux et viscéral.

Dans le corps humain tout ce qui nous compose (les os, les muscles, les articulations, nos viscères, organe, …) est connecté (innervé) à notre système nerveux.

 

En temps normal son rôle est d’intégrer les messages sensitifs, et déclencher une contraction musculaire du même territoire.

Un segment médullaire est dit hyper-sensible quand tout influx, quel qu’en soit l’origine (cutanée, musculaire, osseuse, viscérale …) peut déclencher une contraction de tous les muscles recevant leur innervation motrice à partir du segment médullaire affecté.

 

Anatomie du nerf pudendal 

Le nerf pudendal né des étages médullaire S2-S3-S4 (étages en verts sur le schéma ci-dessus). Ces tranches de moelle sont localisées dans la colonne vertébrale au niveau de la 2e vertèbre lombaire (environ un travers de main sous les dernières cotes).

Le nerf émerge dans le bassin à travers le sacrum (juste au-dessus du pli inter-fessier) et descend sur la base des os du bassin (les deux os sur lesquels on est en appui, assis sur une chaise) et vient finir dans nos organes génitaux.

Un parcours assez long pour malheureusement permettre à des tensions musculaires de perturber l’équilibre de la région.

Toute agression d’un nerf sur son trajet générera un influx douloureux vers le système nerveux. Ce message sera transmis au cerveau pour l’en informer.

Tout processus qui viendrait comprimer le nerf sur son trajet est donc susceptible de le faire souffrir.

 

Quelles peuvent être les causes de la compression du nerf pudendal ?

 

Le canal d’Alcock, le muscle piriforme, le grand ligament sacro sciatique sont des éléments anatomiques sur le trajet du nerf pudendal qui sont susceptibles de provoquer des compressions, étant donné leur proximité immédiate avec le nerf.

Un périnée hypertonique, une fibrose liée à une ancienne cicatrice (chirurgie) ou à une ancienne chute peuvent également provoquer une compression sur le nerf pudendal.

Enfin, une accouchement long et compliqué peut provoquer parfois une irritation et une compression durable sur le nerf pudendal.

Le schéma ci-dessous nous montre un exemple de point de compression possible avec le ligament sacro sciatique  :

compression nerf pudendal

 

 

Pourquoi la zone de la douleur ne correspond pas forcément à la zone comprimée ?

Un nerf rapporte le message d’information d’un composant du corps. Le nerf une fois comprimé, en son début, en son milieu ou à sa fin, générera le même message douloureux !

Le nerf pudendal innerve le périnée le clitoris et la verge ; s’il existe une compression, il peut donc parfois transmettre sans distinction l’information d’un signal douloureux dans les régions qu’il innerve : dans la fesse, au niveau de l’anus, au niveau du périnée, et dans le clitoris ou la verge.

 

La région d’expression de la douleur n’est pas nécessairement celle qui souffre

 

La moelle est un lieu de convergence de tous les neurones relayant les informations sensitives. Cette convergence au niveau médullaire offre une proximité physique entre les neurones.

C’est ainsi que la surcharge de messages douloureux non délivrés au cerveau peut générer l’irritation des autres nerfs à proximité et rendre l’étage médullaire hyper sensible.

Quand le nerf rapportant le message viscéral douloureux finira par irriter autre un nerf (cutané par exemple) qui, possède une connexion avec le cerveau, nous serons informés de la douleur mais seulement dans ce territoire cutané.

 

Ceci explique le caractère évolutif et parfois étonnant de la douleur de la névralgie pudendale !

 

Le nerf pudendal est en relation avec les étages médullaires S2-S3-S4.

Les étages médullaire S2-S3-S4 gèrent les informations neurologiques au niveau :

  • Osseux : du sacrum et du pubis
  • Cutané : la tranche de peau au pourtour du pli inter-fessier, toute la région périnéale et une bande de peau descendant en arrière de la cuisse et de la jambe jusqu’au talon !
  • Musculaire : tous les muscles qui soutiennent le rectum, ceux qui assurent lacontinence volontaire de la vessie et de l’anus, le périnée, ceux qui assurent la turgescence du pénis et du clitoris, les muscles profonds de l’articulation de la hanche, du grand fessier et au niveau du pied ceux qui mobilisent les orteils !
  • Viscérale : rectum, vessie, utérus, prostate, trompes et ovaires, urètre
  • Vasculaire : globalement tous les vaisseaux situés en périphérie de tous les éléments cités

 

Quels sont les symptômes associés ?

La nevralgie pudendale peut donc parfois être associée à des symptômes tels qu’une douleur au niveau du sacrum, du pubis, au niveau de votre jambe jusqu’au talon, de troubles de l’érection, de douleurs pendant les rapports sexuels, de douleurs gynécologiques par exemple.

Voici donc ici l’explication des douleurs évolutives et parfois étonnantes reportée par nos patients.

Bien souvent et bien malheureusement, nos patients viennent nous voir avec comme seules réponses trouvées par les médecins, un état anxieux voir dépressif (nécessitant un traitement anti dépresseurs associé).

 

Non, vos douleurs ne sont pas psychologiques.

 

 

N’hésitez pas à nous solliciter pour en connaitre davantage ! Si vous souhaitez échanger avec un ostéopathe sur le sujet de la névralgie pudendale, n’hésitez pas à nous contacter (contact@reflexosteo.com).

 

Références :

[Consultées le 19/1/18]

-Pr. Korr, Irvin,1982, Bases physiologiques de l’ostéopathie, 2ème édition, Frison-Roche

-Métra A. et Kyung De Y. 2017, Cahier d’ostéopathie pelvi-périnéale, éditions Frison-Roche

-Ciccotti Michel, 2011, Le lien neurologique, cours de neurologie en ostéopathie à l’école Eurosteo

Dr Guy de Bisschop, Névralgie pudendale pour les nuls. Disponible sur :

http://www.aly-abbara.com/livre_gyn_obs/termes/PDF/nevralgie_pudendale.pdf,

Plinet Simon, 2015 Traitement de la névralgie pudendale, reflexosteo.com disponible sur http://blog.reflexosteo.com/traitement-de-la-nevralgie-pudendale/

Imad Ziouziou & Co 2013, Le syndrome du canal d’Alcock ou névralgie pudendale : un diagnostic à ne pas méconnaître. Disponible sur : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3713147/

Pr. Siproudhis Laurent décembre 2008, Névralgie pudendale ou Syndrome du canal d’Alcock. Disponible sur : https://www.snfcp.org/informations-maladies/divers/nevralgie-pudendale-syndrome-canal-dalcock/

Author Info
Julien DANTZER

Julien DANTZER

Ostéopathe et infirmier à Nice, j'ai suivi ma formation à Aix en Provence dans l'école d'Eurosteo. Jeune rédacteur chez REFLEX OSTEO, je vais tenter de vous parler d'ostéopathie, un nouveau défi passionnant !

Commentaires ( 25 )

  • Lamoussiere

    Bonjour
    J’ai accouché le 2/12/2017 (accouchement long, forceps, épisiotomie, périmètre crânien bébé en haut de courbe…)
    Depuis 2 mois, je ressens une douleur très difficile à expliquer (sensation de brûlure région vaginale, sensation de douleur au périnée mais pas du tout vers la cicatrice, douleur diffuse, impression d’avoir quelque chose qui gêne dans les fessés, et douleur ++ quand je suis assise)
    Ma SF me dit ne pas comprendre mes douleurs car mon episio est super belle alors à force de chercher, je suis en train de me demander si je n’aurai pas ce problème de Nevralgie Pudentale??
    J’ai également affreusement mal au coccyx depuis mon accouchement, je ne peux toujours pas m’assoir en voiture, est-ce qu’il pourrait y avoir un lien?
    Je reprend le travail le 5/03 et ces douleurs me font vraiment peur !
    Connaissez vous des ostéopathes dans la région de Nevers (Nièvre)
    Merci pour votre avis

    • Romain LESPINASSE

      Bonjour,

      Il peut y avoir des contraintes mécaniques aux niveau du bassin suite à l’accouchement qui peuvent créer des douleurs de ce type. De plus il peut y avoir des tensions au niveau viscéral et gynéco qu’il faudrait travailler.
      Néanmoins nous ne faisons pas de diagnostic à distance. Nous vous conseillons d’effectuer un bilan avec un ostéopathe afin d’identifier la ou les causes de vos troubles.
      Malheureusement nous n’avons pas d’ostéopathe à proximité.

    • Dantzer

      Bonjour, navré pour le temps de réponse j’espère que la réponse de mon collegue vous aura été profitable en attendant.

      Je n’ai pas beaucoup d’articles ou d’études sur la névralgie pudendale et l’accouchement, le plus illustré et utile est celui du site cancers-gynecologiques.com
      Si le titre pourrait faire peur il traite en fait de la pathologie du nerf pudendal.

      Je me permets de retransmettre cet article, je me suis permis de sélectionner les éléments les plus pertinents pour tenter d’apporter des éléments de reponse à vos questions.

      L’article est très informatif, il livre je crois essentiellement des conclusions issues du St Mark hospital.

      Les mécanismes du travail et de l’accouchement par voie basse ou vaginale peuvent être générateurs de lésions du nerf pudendal. Il est question ici de lesions organiques! (Les osteopathes ne guerissent rien ils soignent pour que le corps se remettent de lésions -s’il est possible de les appeler comme cela- dysfonctionnelles et peuvent concourir à participer a soulager les lésions organiques.

      2 mecanismes ont été mis en évidence pour expliquer les lésions de ce nerf au cours de l’accouchement: (je vais prendre la liberté de rediger cette partie, ce que l’article ne fait pas)
      Au cours de l’accouchement le bebe doit « s’engager » dans le petit bassin (c’est à dire descendre dans la partie de votre bassin sous le niveau de la ligne imaginaire qui relie votre pubis à votre sacrum). Les circonférences de la tête de bebe et celle du petit bassin sont parfois tout justes compatibles et peuvent très largement avec une compression et etirement des parties « molles » environnantes (toutes structures musculaires, nerveuses, vasculaires ou muqueuses).
      Le nerf pudendal et ses branches en font partie.
      Comme tout element du corps humain le nerf pudendal est innervé et vascularisé, tout mecanisme compressif et/ou d’étirement peut (peuvent) notamment priver le nerf d’un apport sanguin suffisant et provoquer en toute logique une lésion.

      Les études des contraintes d’etirement par une sphère de 9cm (faisant office d’une tete de bebe) ont montré qu’un étirement maximal sur le nerf rectal inferieur de 35%, de la branche anale du nerf lerineal de 33% de la branche labiale du nerf perineal de 15% et enfin de la branche du sphincter uretral du nerf perineal de 13%.
      Cela pour dire qu’il y a une réelle prévalence des lésions des branches du nerf pudendal avec les mecanismes de compressions liées au passage de la tete du bebe dans le bassin de la femme.

      Ils ont conclu que des douleurs neuropathiques sévères dans le territoire du nerf pudendal en post-partum immediat sont observées dans tous les cas des accouchements dystociques (rassemble les accouchements qui ne se sont pas deroulés normalement), instrumentaux (forceps notmamment) allongement de la 2e phase du travail et la circonférence de la tete du bebe qui sont en causes.

      Les études ont montré que l’épisiotomie ne protège pas la prévalence, ni la césarienne en systématique.
      Une liste de comportement a conduire a été proposée sur ce site, hélas l’osteopathie n’est pas encore proposée.

      Les osteopathes ne publient encore que trop peu d’etudes pour participer et être retenus dans les études medicales.

      J’espère q’en plus de ma reponse faite a Othman l’ensemble vous aidera a y voir plus clair. Bon courage

  • Karine

    Bonjour
    Suite à une opération de prothèse de hanche totale droite il y’a 3ans je me suis réveillé incontinente par imperiosité.
    Tjours d’actualité ce jour
    Après ma rééducation j’ai des douleurs chroniques musculaire et neuropathiques de la hanche droite de la fesse de l’épaule des lombaires et de tout le dos.
    Tout ceci uniquement du côté de ma prothèse de hanche

    • Romain LESPINASSE

      Bonjour,
      Il peut y avoir des atteintes, de nerfs lors de chirurgie, ou d’éléments anatomiques sur le trajet du nerf pudendal qui sont susceptibles de provoquer des compressions, étant donné leur proximité immédiate avec le nerf.
      Vous pouvez nous contacter via le numéro de Réflexostéo 0 805 696 757 (numéro gratuit), vous serez réorienté vers un confrère prenant en charge ce genre cas et à proximité de votre domicile.

    • Dantzer

      Les critères diagnostiques d’une névralgie pudendale referencée par le site des urologues de France ne donnent pas le signe d’incontinence. Voir annexe 1 sur http://www.urofrance.org/nc/science-et-recherche/base-bibliographique/article/html/fileadmin/documents/data/PU/2012/v22i17/S1166708712006100/main.assets/mmc1.pdf

      Mais comme pour les autres réponses, je vous dirais que les osteopathes ne sont pas habilités a poser un diagnostic médical, pour caractériser votre problème je vous invite a vous rapprocher d’un médecin.
      Cet article est ici pour faire connaitre l’indication de l’osteopathie Membre méconnu de l’arsenal thérapeutique pour aider et trouver une solution face à la nevralgie pudendale -dans sa dimension dysfonctionnelle-.

      Je me suis permis de compléter par ce message la réponse de mon confrère pour que les internautes ne viennent pas a penser que vos signes peuvent figurer dans la nevralgie pudendale.

  • Stéphanie

    Bonjour monsieur, vote article m’interesse énormement.Pouvez-vous me recommander un ostéopathe spécialisé comme vous dans ce type de névralgie à Bordeaux. Merci beaucoup.

    • Romain LESPINASSE

      Bonjour,
      Vous pouvez nous contacter via le numéro de Réflexostéo 0 805 696 757 (numéro gratuit), vous serez réorienté vers un confrère prenant en charge ce genre cas et à proximité de votre domicile.

  • Claudie

    bonjour

    a voir vos articles je pense être concernée par ce que vous décrivez.en effet je suis âgée de 67 ans et depuis 2mois je souffre .
    voici ce que je ressens.
    lorsque je suis assise je n’ai pas mal mais lorsque je me relève je ressens des douleurs qui part de l’aine en passant par le haut des lèvres et finir au niveau du clitoris.je ressens comme des piqûres ou brulures.
    il y a 10 ans j’ai subi une intervention on a enlevé l’utérus et les ovaires car j’avais un fibrome.
    depuis le mois de janvier j’ai eu des anti inflamatoires qui ne faisaient rien.
    depuis lundi mon médecin m’a mis sous voltarène 75 mg et j’avoue que cela va beaucoup mieux je dirais mieux a 98% .j’espère que lorsque j’arrêterai mes médicaments que cela ne reviendra pas .( je dis bien que moi je n’ai pas mal assise ni couché seulement lorsque je me relève de la position assise et il faut que je fasse une vingtaine de pas pour cela se passe)
    merci de me dire ce que vous en pensez

    • Romain LESPINASSE

      Bonjour,
      Il peut y avoir des contraintes mécaniques sur la région du bassin, des contraintes au niveau de l’émergence de certains nerfs qui peuvent expliquer vos maux.
      Néanmoins nous ne faisons pas de diagnostic à distance. Nous vous conseillons d’effectuer un bilan avec un ostéopathe afin d’identifier la ou les causes de vos troubles.
      Vous pouvez nous contacter via le numéro de Réflexostéo 0 805 696 757 (numéro gratuit), vous serez réorienté vers un ostéopathe prenant en charge ce genre cas et à proximité de votre domicile.

    • Dantzer

      Bonjour, mon confrère à raison, ce blog n’est pas l’occasion de formuler un diagnostic à distance.

      J’apporterai qu’une précision, d’après l’anatomie le territoire d’innervation du nerf pudendal ne concerne pas tous les objets anatomiques de votre ressenti: le nerf pudendal n’est pas le seul nerf à se diriger vers le territoire de la région génitale. J’espèrek que vous pourrez vous rapprocher d’un osteopathe pour répondre à votre demande 🙂

  • Ramses

    Bonjour,

    Je me permet de vous écrire pour vous demander des recommandations pour traiter définitivement ma douleur.

    Je pense souffrir d’une névralgie pudendale accompagnée d’une lombalgie.

    Les symptômes sont: douleur au milieu et au bas du dos qui irradie jusqu’au bas du testicule gauche avec sensation de brulures et picotements

    Je travaille de 8 h à 18 h en position assise et cette douleur se déclenche régulièrement en fin de matinée et s’accentue en fin de journée.

    J’ai effectué tout les contrôles possible: bilan urinaire, échographie, IRM. J’ai consulté mon médecin traitant, un urologue et neurologue et tout les résultats sont négatifs. Mais la douleur est encore là.

    Pourriez-vous m’orienter vers un ostéopathe spécialisée dans ce genre de pathologie ?

    Merci beaucoup de votre aide.

    • Romain LESPINASSE

      Bonjour,
      Oui vous pouvez nous contacter via le numéro de Réflexostéo 0 805 696 757 (numéro gratuit), vous serez réorienté vers un ostéopathe prenant en charge ce genre cas et dans la névralgie pudendale à proximité de votre domicile.

      • Dantzer

        Bonjour, je vous invite à lire les reponses faites aux autres internautes. Je ne suis pas médicalement compétent pour poser le diagnostic de névralgie pudendale néanmoins vous ne décrivez pas de douleurs ou soucis dans le territoire du nerf pudendal.

        Le sacrum présente des orificies qui regardent a l’interieur du bassin, émergent de ces trous des éléments nerveux qui vont se rassembler pour former le tronc du nerf pudendal.
        Notre bassin se compose de plusieurs os dont les os iliaques et le sacrum. Deux paires de ligaments viennent à les reunir.
        Le tronc du nerf passe entre ces deux ligaments.
        Une fois ce trajet effectué il vient a courir dans le canal d’Alcock, rayonnent depuis cette « gaine » les différentes branches du nerf pudendal pour se distribuer aux structures du plancher périnéal: pour repère le périné s’étend entre les deux os sur lesquels on s’assoie et du coccyx au pubis.
        Ces branches nerveuses sont des nerfs qui vont grossièrement de l’anus en passant par le plancher périnéal jusqu’à la verge ou clitoris. les testicules sont innervés par un autre nerf.

  • Othman Nass

    Bonjour , je m’appelle Othman , jai 32 ans . Voici mon problème de santé: je souffre depuis un an et demi de lombalgies , après avoir effectué une IRM , on ma diagnostiqué une hernie discale L5S1 paramediane gauche et un bombement discale L4L5 central , le souci est que a part les lombalgies , je ressens aussi des douleurs au niveau du sacrum qui sont exacerbées en position assise avec douleurs percues jusqua mes parties genitaux et fesses avec sensations parfois un corps etranger ds le rectum . Peut il sagir d’une nevralgie pudendal ? Quelle relation avec une hernie discale lombaire. Merci bcp

    • Dantzer

      Bonjour,

      Le diagnostic d’une Névralgie Pudendale (NP) est essentiellement clinique.
      C’est « un faisceaux d’arguments cliniques » qui permettent de l’évoquer ( il faut remplir un certain nombre de critères) selon Labat JJ- Riant T- Robert R- Amarenco G et Lefancheur J qui sont membres du centre fédératif des pathologies fonctionnelles pelvi-périnéales du CHU de Nantes
      —> http://www.sifud-pp.org

      Les critères indispensables (les symptômes qui font penser à une NP)
      – douleur dans le territoire du nerf pudendal, aggravé en position assise, ne réveillant pas la nuit, sans hypoesthésie (sans perte de sensibilité du toucher dans ce territoire)

      Je vous rappelle que seul un médecin est habilité à réaliser un tel diagnostic, d’autres critères d’exclusions sont à tenir en compte.

      Les sensations de corps étranger dans Le rectum font partie du cortège des signes des troubles neurologiques du nerf pudendal.

      Quant à la relation entre votre hernie discale (HD) et une possible NP:
      Notre corps pour réagir à une HD ne peut que réaliser un spasme musculaire pour limiter la mobilité dans la région anatomique en souffrance. Les régions en lien avec celle-ci de toutes les manières possibles (mécanique, neurologique, vasculaire, métabolique) vont compenser par un surplus de travail.

      J’espère Vous avoir apporté les réponses que vous attendiez. Bon courage

  • PurpleM

    Bonjour,
    J ai 27 ans, je souffre il y a un an d’un mal en bas de dos, durant la positon assise, et un mal au clitoris en position assise ou meme en marchant par les frottements, meme si je ne porte pas des vetements serres. J ai consulte plusieurs gynecos qui n ont pas vu grand chose autre que des secretions un peu plus forte que normal. Je me rappelle etre tombe sur les fesses il y a 3 ans et d avoir eu beaucoup mal. Je sens parfois ce choc electric au niveau du rectum quand je m assois plus de 2h. Pensez-vous que je dois realiser des diagnostics en rapport avec la nevralgie pudendale?

    • Julien DANTZER
      Julien DANTZER

      Bonsoir, la nevralgie pudendale est une affection peu connue des thérapeutes, un tel diagnostic est avant tout clinique et dépend donc des connaissances du praticien. (« On cherche ce que l´on connaît et on trouve ce que l’on Cherche »).
      Connaissez vous le site pudendalsite? Beaucoup se posent vos questions.
      Vous me demandez mon avis, je ferais un bilan pour m’assurer d’avoir un diagnostic différentiel de toute pathologie organique connue préoccupante autre que la NP.
      Je réalise la plupart de mes recherches auprès de gastro-entérologues et urologues, j’irai donc plutôt les consulter.
      Un diagnostic n’est pas un soin, une étiquette sur votre mal ne vous apportera pas le soulagement. Entre traiter la cause et le symptôme, pour une fois le choix n’est pas synonyme d’un renoncement: heureusement il existe des médicaments pour soulager la douleur. Mais les médicaments sont limités aussi (en tant qu’infirmier, je peux vous en parler d’expérience).
      Il est possible de rechercher la cause également, pour ma part j’ai choisis l’osteopathie.
      C’est une médecine douce c’est à dire non médicamenteuse et non instrumentale.
      La prise en charge générale (des pieds à la tête) vous assure un traitement personnalisé et une analyse de votre terrain.
      Qui aller voir? Le site pudendalsite recense les professionnels qui ont été notifiés par les membres du site. Il restera toujours à vous en faire un peu votre expérience. Reflex Osteo à vérifié que les compétences acquises de leurs membres avaient bien été obtenue dans’ des écoles agréées par le ministère et bénéficié d’un cursus valable.
      Vous dire que vous trouverez d’office le praticien qui vous convient n’est pas garanti, mais vous êtes assuré de la qualité.
      Dernier repère, les manipulations internes (toucher vaginaux et rectaux) sont interdites pour les Osteopathes. Je vous ai transmis ma pensée personnelle, elle n’engage que moi. Si elle peut vous aider tant mieux, je reste ouvert aux questions:) dans tous les cas bon courage

  • FloBert

    Bonjour,

    Merci pour l’article.
    J’ai une névralgie pudendale qui a été provoquée par une ostéopathe.
    J’y suis allée car j’avais des douleurs à la hanche et au ventre certainement suite à des exercices de pilates. J’en suis ressortie dans un état plutôt désastreux : douleurs au visage et aux dents, dans les bras (pb de nerf), dans tout le dos (de la nuque au sacrum), à l’entre jambe et aux jambes et acouphènes qui se sont installés progressivement sur un mois.
    J’ai très très mal réagi à la séance et mon dos s’est entièrement contracté. Je précise que je n’avais jamais eu mal au dos avant et j’ai seulement 25 ans. Aujourd’hui, j’ai réussi à me débarrasser de mes pb de dos, de nuque et de bras à force de kiné mais le reste perdure. Les fourmis dans les jambes commencent à diminuer mais la névralgie pudendale empire. Je n’en peux plus, cela fait 6 mois que ça dure.
    Est-ce risqué de retourner voir un ostéopathe compte tenu de ma première réaction ? J’ai peur de ne pas réussir à me débarrasser de cette névralgie.

    Merci pour votre réponse

    • Julien DANTZER
      Julien DANTZER

      Bonjour,
      Avant de vous répondre sachez que les commentaires des internautes sont soumis à approbation.
      En tant que soignant
      donner un avis, tenter d’etre le plus objectif et soutenir la profession nous incombe.
      Votre avis doit être approuvé car c’est un témoignage, d’autres ont dûs rencontrer votre situation.

      Il n’y a pas d’articles à ma connaissance qui traitent de l’impact de l’osteopathie sur La survenue d’une NP. Mais il n’y a pas non plus d’études qui montrent l’efficacité sur cette pathologie spécifique.
      Un de mes professeurs m’a dit qu’il y avait autant de manières de pratiquer l’osteopathie qu’il y a d’osteopathes.
      Quels étaient vos antécédents médicaux?, chirurgicaux?, obstétricaux?, dentaires?, oseopathiques? à ce moment là?Quel traitement votre ostéopathe a-t-il choisi? Quelle techniques ont été employées? Quelle était votre anamnèse de la douleur? De votre problème?
      Un soin est unique de part le thérapeute et l’etat Mécanique et de santé du patient au moment du soin. (Cette idée n’est pas de moi, je ne me rappelle plus de la formulation qui aurait été tout à fait adéquate)
      La manifestation des réactions de votre corps après séance lui est propre.

      Les études, les articles, les livres auxquels j’ai eu accès ne me permettent pas de vous dire comment vous allez réagir à une autre séance d’osteopathie.

      On peut avoir de mauvaises expériences avec un ostéopathe.
      Mais on peut en avoir avec un médecin, un kinésithérapeute , mais aussi avec un garagiste, un boulanger, …
      L’osteopathie est un soin. Elle n’a jamais guérit personne. Elle peut soulager durablement. (Là aussi ce n’est pas d’en moi)
      Votre expérience, avec les conséquences qui vous intéressent, est votre, je suis content pour vous que vous soyez tenté de retenter l’experience De l’osteopathie.

      La peur de ne pas pouvoir vous débarrasser de ce soucis nourrit les blogs. L’angoisse fait passer le temps mais ne mène pas loin selon moi.
      Vous êtes à une époque où les analyses de notre profession n’offrent pas cette assurance de succès. C’est intimidant. Mais nous sommes des soignants, on pourra jamais que vous assurer de mettre tous les moyens disponibles en œuvre. Vous devrez affronter la peur du « risque » . C’est pas drôle.

      Néanmoins Il paraît que la foudre ne tombe pas deux fois au même endroit, je vous souhaite que votre potentielle prochaine fois soit celle qui vous réconciliera 🙂
      Quoi qu’il arrive n’hesitez Pas à me tenir au courant.
      Cordialement

      • FloBert

        Je vous remercie de ne pas avoir censuré mon message, j’essaye juste de trouver une solution à mon problème. Votre réponse me satisfait bien plus que celle de « mon » osteo 🙂 je cherchais un autre avis à ce sujet.
        Je n’ai aucun antécédent à part des petites périodes de crises d’angoisse et de spasmophilie et pas mal de sport enfant et adolescente. Je suis très contractée et tendue à la base, mon corps a peut être été un peu trop perturbé d’un seul coup. C’est vrai que je suis quelqu’un de très stressée, ça explique peut être la réaction.
        Je vais encore attendre un peu et si je prends le risque de retenter ce sera avec une personne approuvée par les spécialistes. Je leur expliquerai ma mésaventure.
        Cordialement

  • Gandalf

    Bonjour,

    quels sont les etirements que nous pouvons effectuer pour aider a la decompression du nerf pudendal au niveau du canal d’acock, notament l’obturateur interne

    • Julien DANTZER
      Julien DANTZER

      Bonjour, merci pour votre commentaire, je m’empresse de le valider pour qu’il soit lu. Je n’ai pas pensé à en parler dans l’article, je vais y remédier!

      Hélas pas tout de suite, je manque de temps et je préférerais laisser plus qu’un commentaire!
      Un patient qui souffre de NP, éligible à l’ostéopathie, les étirements peuvent en effet être intéressants, conseillables. J’en conseille à des patients, mais pas tous car « chaque consultation est unique personnalisée au patient et à son état du jour » (cf P. Chauffour et E.Pratt (PS: ce n’est pas la formulation exacte de ces auteurs!)).

      Laissez moi du temps pour rédiger un complément d’article, j’indiquerai spécifiquement l’étirement du muscle obturateur interne et citerai des ressources nécessaires pour. Je reviens vers vous le ,plus vite possible.
      Bonne journée

  • Dantzer
    Dantzer

    Bonjour,

    désolé, je manque de trop de temps pour rédiger un article comme je le souhaiterais, selon l’axe de lecture et intérêt recherché.
    Je réponds quand même à votre question et je prends la peine d’intervenir sur certains points:

    Le muscle obturateur interne dont le dédoublement de son aponévrose va créer le canal d’Alcock forme une gaine autour du nerf pudendal durant son trajet.

    Comme tout muscle il peut être étiré, cette action touchera également l’aponévrose qui lui est continue.

    Il existe 6 muscles pelvi-trochantériens: pyramidal, carré fémoral, jumeau supérieur et inférieur, obturateur interne et externe sont tous globalement rotateurs externe de hanche.

    Le muscle obturateur prend son insertion sur la face endopelvienne de l’os iliaque, en clair sur le pourtour de la face interne de l’os du bassin. Son tendon se réfléchi sur l’os du bassin et vient supporter les insertions des muscles jumeaux (sup et inf) avant de s’accrocher au trochanter (fémur).

    Ceci pour dire que son étirement spécifique, isolée n’est pas possible à ma connaissance.
    Certes ceci n’implique pas qu’un étirement de ces groupes musculaires n’aura pas une action.

    La répétition, la durée permettra d’envisager un travail sur le canal d’Alcock mais dont l’efficacité sera toute relative. (il n’existe aucune étude selon ma recherche).

    Si son étirement est possible, sera-t-elle efficace car indiquée pour vous?
    Si la dysfonction primaire, ou que la chaine dysfonctionnelle compte sur ce canal oui

    Alors vous conseiller un étirement de l’obturateur seul ce n’est « pas possible », des pelvi trochantériens volontiers.
    Mais le sujet de l’étirement est très intéressant, surtout dans le cadre de la névralgie pudendale.
    Il est possible de proposer des exercices d’étirement. Mais chaque patient est unique comme je vous l’ai écrit, d’ailleurs ce n’est pas de ces auteurs cette phrase mais de Alain Auberville dans « la motilité » (toutes mes excuses!).
    Proposer des étirement devrait faire l’objet d’un avis d’un professionnel en vue d’y voir l’indication la plus efficace pour ce patient.

    Mais quel étirement?
    je vous invite à commencer par lire l’article de mon confrère Benoït Maury, disponible sur le blog.
    Faut-il englober l’étirement dans un ensemble avec la méthode Mézière? (lire l’article de Ooreka: méthode Mézière), appliquer des principes du yoga? (lire l’article créer-son-bien-etre.org), étirer ou carrément renforcer? (lire urric.uqat.ca)
    , but à atteindre d’un étirement la souplesse? (lire le blog de Math: http://musculation.1fr1.net/t1264-pourquoi-perd-t-on-rapidement-en-souplesse), aller à l’assouplissement (lire le livre du Dr Bernadette de Gasquet: « gym avec une chaise »)

    Personnellement, comme déjà dit je propose des étirements à des patients mais pas à tous et pas de la même manière.

    J’oriente volontiers vers des méziéristes, vers des kinésithérapeutes, praticiens du pilate pour du renforcement, la pratique du yoga, je montre quelques exemples de postures, vous retrouverez tout cela dans les articles conseillés.

    Libre à vous de vous étirer selon ce que ces articles proposeront-illustreront, je persiste à dire que votre cas doit être soumis à une analyse d’un professionnel pour vous proposer ce qui sera le plus pertinent.

    Personnellement j’adore votre démarche de rechercher quelque chose à faire pour compléter.

    J’espère avoir répondu à votre attente.

    Bon courage

    • Gandalf

      Bonjour,

      merci de votre reponse.

      En fait, le but de ma demarche est effectivement de retrouver une certaine souplesse. En effet, mes symptomes (je ne peux pas vraiment parler de douleurs) sont apparus apres des seances de velo, je ne pense pas avoir de traumatisme comme chute ou trauma post operatoire. Donc, je pense que les efforts repetes et un manque d’etirements (particulierement en velo, moins en cap) sont a l’origine de la compression du nerf. Je me suis ainsi rendu compte par exemple que mes ischios ne sont pas souples (je suis a 15 bon cm de toucher le sol avec mes doigts). S’accrochant au bassin, ces muscles peuvent avoir une incidences sur le positionnement de mon bassin et donc sur tous les muscles et tendons entourants le nerf. Mon objectifs ici est donc de retrouver plus de souplesse, ce qui devrait, de fait, liberer certaines contraintes sur le nerf et lui rendre un peu de place qu’il n’a plus aujourd’hui. J’applique la meme theorie pour les adducteurs.
      De plus, j’ai parle de l’obturateur interne parce que c’est dans sa region pelvienne que j’ai le plus de genes (comme des courbatures ou petites contractures musculaires sur la droite du perine sous l’adducteur).

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